Selon les premiers témoignages recueillis sur place, le feu s’est déclaré tard dans la nuit avant de se propager rapidement, attisé par le vent et la proximité des étals. En l’absence de moyens adéquats de lutte contre l’incendie, les flammes ont réduit en cendres 12 magasins, emportant avec eux toutes les marchandises et les économies de leurs propriétaires.
Les commerçants sinistrés, impuissants face à l’ampleur du drame, ont vu partir en fumée des années d’efforts et d’investissements. Toutes les merchandises ont été entièrement consumées. Fort heureusement, aucune perte en vie humaine n’a été signalée, mais les dégâts matériels sont considérables.
Ce sinistre relance avec acuité la question de la sécurité et de la prévention des incendies dans la préfecture. La population de Dabola déplore le manque d’équipements et surtout l’absence d’un service de sapeurs-pompiers opérationnel dans la localité. Beaucoup estiment que la présence d’une unité équipée aurait permis de limiter les dégâts.
Face à cette situation dramatique, les victimes et les autorités locales lancent un appel pressant au Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, ainsi qu’au gouvernement, pour une assistance urgente aux commerçants touchés. Ils sollicitent également la dotation de Dabola en camions et matériels de lutte contre l’incendie, ainsi que la mise en place d’une unité de sapeurs-pompiers afin de prévenir de tels drames à l’avenir.
En attendant les résultats de l’enquête qui devra déterminer l’origine exacte de l’incendie, la solidarité s’organise timidement autour des victimes. Mais au-delà de l’émotion, c’est un véritable cri du cœur que lance aujourd’hui Dabola : celui d’une ville qui aspire à plus de sécurité et de protection pour ses citoyens.
